Nous levons enfin l'ancre pour aller a Koh Lipe qui se
trouve a 24 miles nautiques de Telaga. Il me faut une
bonne heure pour remonter la chaine et la nettoyer
centimetre par centimetre une multitude de jeunes
barnicles qui avaient commence a elire domicile sur
mon domaine prive. Les poils dure de notre brosse
toute neuve ont raison de leur infraction. Dehors, ca
souffle bien, et je suis oblige d'etablir la grande
voile avec un ris. Enfin de la voile !
Nous arrivons a Koh Lipe a 17 heure 30, mais nous
somme obliges de remouiller un peu plus loin car nous
etions trop pres d'un bateau de promenade. Il vente
fort dans la baie et nous sommes harceles par le bruit
incessants de dizaines de pirogues thailandaise
propulsees par une helice montes au bout d'un long
tube qu'entraine un moteur diesel. Le tout est
articule sur un pivot qui permet tous les degres de
libertes sauf un axe de rotation (OX ou OY ca
depend...) sinon le merdier se retrouve dans la
flotte... Il n'y a pas de marche arriere ou de point
neutre, il faut appuyer sur l'ensemble ; le moteur
descend et l'helice sort de l'eau comme sur une
balancoire. Je suis surpris par la dexterite des types
qui parviennent a maneuvrer un bateau de cette facon.
Un point de detail, le fabriquant de pots
d'echappement a du deposer le bilan depuis longtemps
car les echappements sont totalement libres et le
bruit est assourdissant. Malgre cela, nous finissons
par nous endormir d'un sommeil leger car le vent est
fort et les recifs ne sont pas loins. Je me leve trois
ou qautres fois dans la nuit pour controler, et puis
aussi, il faut bien l'avouer, pour pisser ! Avec
l'age, les vessies ne semblent plus capables de
contenir les memes quantites.
Le site est tres beau, mais nous ne sommes pas faches
de ne rester que pour la nuit. C'est decidement trop
bruyant pour nous.
5 Decembre
Nous partons de Koh Lipe par l'Est donc au vent de
l'ile pour tenter de nous positionner plus a l'Est de
Koh Rock Nock notre prochaine destination situee a une
quarantaine de miles de la. Le vent est fort et dans
le nez. Le temps de nous positionner au moteur, puis
nous orientons le bateau vers Koh Rock Nock a la voile
cette fois. Vers midi, le vent tombe et se resserre.
Nous redemarrons le moteur, mais j'oublie que j'avais
serre l'arbre d'helice grace a un frein en teflon qui
se visse et vient appuyer sur un disque lie a l'arbre.
Resultat, je tourne pendant plusieurs heures avec
l'arbre sous une pression laterale involontaire. J
'arrive a Koh Rock Nock vers 18 heures 15 en passant
par l'Ouest car le mouillage est suppose etre plus
sur. Mais il n'en est rien. Le site est beau et la
nuit tombe bientot entre les parois rocheuses des deux
iles qui forment ce petit paradis terrestre.
Le lendemain un des voiliers qui se trouvait ancre a
un bien meilleur endroit, s'en va et libere la place,
nous changeons d'endroit et mouillons dans 9 metres
d'eau claire. Je mets le dinghy a l'eau et nous voila
tous ramant (enfin, celui qui rame , c'est moi) en
direction de la plage au sable de farine blanche.
Bientot des bateaux rapides propulses par trois Yamaha
en ligne arrivent et deversent leur cargaisons de
touristes a peau tres blanche. Nous reperons les
lieux, laissons un sac de poubelles et apercevons le
manege d'un zodiac avec trois parc rangers a son bord.
Il fait le tour des quatres bateaux au mouillage sauf
le notre car nous n'y sommes pas. Au meme moment le
ciel se couvre et annonce un grain imminent. Nous
repartons a la rame et regagnons notre bord non sans
avoir demande a notre voisin si il fallait payer
quelque chose. La reponse nous refroidit plus que le
grain et la pluie qui s'abat a verse sur nous.
Heureusement l'ancre ne derape pas car j'avais eu le
temps de plonger ce matin pour nettoyer l'helice qui
comme la chaine s'etait remplit de petits barnicles,
et de constater que nous etions bien pres d'un massif
de corail affleurant. Donc il faut s'acquiter de la
somme rondelette de 400 baths par personne et par
jour. Un coup d'oeuil discret aux rangers nous
renseigne sur le fait qu'il attendrons certainement la
fin de la pluie pour nous rendre visite. Nous plions
tous et levons l'ancre dans la foulee sans regarder
derriere. C'est Meng qui suggere de partir pour la
grande ile Koh Lanta situee a 14 miles nautiques au
nord de Koh Rock Nock. Elle ne saisit pas les
implications de cette decision, mais je decide de ne
pas perdre de temps en explications et nous partons.
Le grain etait un precurseur d'une journee grise ou
ils se succederent (les grains). Nous avons du marcher
au pres tres serre avec moi a la barre pour tenter de
ne rien perdre sur l'angle. Le bateau gite entre 30 et
40 degres avec quelques pointes a 45 sous les plus
fortes rafales. Evidement, je fais encore une c... et
j'oublie de fermer la vanne d'evacuation du lavabo
babord avant. Je suis dehors et Meng a l'interieur
avec les enfants me dit qu'elle entend la pompe de
cale toutes les 5 minutes. J'ai l'angoisse tout a coup
; ca me prend au ventre, le bateau peine contre les
vagues courtes, le vent est entre 20 et 25 noeuds, ce
n'est pas enorme mais c'est dur quand il faut gerer
les enfants et que Meng ne se sent pas tres bien,
obligee de rester a l'interieur. Pas questions d'avoir
les enfants dehors dans ces conditions. L'eau rentre
et je ne sais pas par ou. J'observe le reservoir d'eau
douce qui revele une fuite sur une de ses fenetres
d'acces, et je crois l'espace d'un instant que la
fuite provient de la , mais au bout d'une heure, Meng
me dit qu'elle entend de l'eau couler a flot vers
l'avant du bateau ; c'est la revelation immediate ;
j'ai oublie de fermer la vanne. Je suis soulage qu'il
ne s'agisse que de cela.
Nous jetons enfin l'ancre au milieu d'une baie en face
d'une superbe plage. C'est finalement bien mieux que
Koh Rock Nock ; C'est beau et tres bien protege de la
mousson de Nord Est. Nous decidons de nous reposer une
journee.
Le lendemain, nous allons a la plage a la rame, il
fait beau et l'eau est claire. Nous rencontrons le
General Manager du superbe resort construit sur ce
site. Il est Francais et porte le meme prenom que moi,
nous sommes les bienvenus. Pas question de payer qui
que ce soi ici ; Finalement ce fut une bonne operation
pour nous. La motivation de l'argent nous a fait
deguerpir pour affronter la mousson droit devant avec
a l'arrivee une belle journee de farniente a jouer
avec nos filles et a bavarder avec quelques riches
vacanciers blases par la beaute somme toute discutable
car toujours comparee a celle plus magnifique d'autres
endroits visites ailleurs, avant... Nous, nous en
jouissons pleinement car il a fallu souffrir un peu
avant de jeter la pioche ici .
8 Decembre
Nous partons a 8 heures 30 vers la mythique Koh Phi
Phi. Le vent est plein travers. J'ai pris un ris dans
la grand voile car la proximite de la grande ile cree
de violentes rafales irregulieres tant en force qu'en
direction. Une de ces rafales me retourne un des
panneaux solaire comme une crepe... Une fois assez
loin de Koh Lanta, je renvoie la Grande Voile en grand
avec le genois ; nous effectuons des pointes de
vitesse a 7,6 noeuds. Pour un quillard de 13 tonnes,
c'est pas mal. Alors nous y arrivons a Koh Phi Phi,
Les falaises qui entourent la cote Ouest de l'entree
de la baie sont impressionnantes, mais nous dechantons
rapidement a la vue de ce qui nous attend au fond de
celle-ci. Alors que je termine de serrer la grande
voile sur sa bome, nous pouvons compter 10 bateaux,
ferries, jets et autre « promene couillons » comme on
les appelle dans le midi... Je suis crispe par le
bruit et les mouvement irreguliers mais incessants du
bateau soumis a tant de passage. Je mouille l'ancre
dans 9 metres d'une eau meme pas claire, entre 4 corps
morts relies a des bidons de toute sortes et de toute
tailles. Le bruit est infernal, l'activite entierement
ciblee sur la gestion du plaisir de milliers de
touristes, me donne la migraine. Les ferries arrivent
et repartent en permanence charges a bloc de gens
venus du monde entier pour voir une des plus belles
iles de la planete... Le resultat est consternant.
Oui, elle a peut etre ete belle dans le passe cette
ile, mais les concepteurs de pompes a dollars en on
fait une raccoleuse qui offre ces charmes aux masses
de chaire tendre et blanche pour lesquelles il n'est
pas necessaire d'y trouver une ame. On s'entasse, on
se fait balader, on fait trempette sous l'oeuil
interesse des singes car une banane, ou une poire
plutot, est toujours bonne a prendre.
Nous sommes arrives vers 13 heur 30, et a 15 heures,
je n'en peut plus, je decide de partir de l'autre cote
de l'ile sous le vent pour tenter de trouver un peu de
calme. Nous arrivons a 16 heures dans un cadre
feerique. Nous mouillons dans 18 metres d'eau. Il
s'agit d'une petite baie avec une toute petite plage.
Il y a un mega yacht a l'ancre (White cloud) avec un
helicoptere a bord. C'est magnifique. Bien sur, les
touristes sont debarques la aussi, mais il y en a
moins. L'ambience est calme. La baie est fermee sur
deux cotes par de hautes falaises semi-boisees ; j'en
est le souffle coupe. Nous partons en dinghy sur la
plage, mais il est tard et la maree ne nous permettra
pas de revenir si nous tardons plus longtemps. Nous
revenons a bord pour une douche et rincage a l'eau
salee, et un dessalage rapide a l'eau douce. Meng nous
prepare un tres bon repas compose d'une salade de
tomate et de concombres et d'une soupe de nouille avec
du mais et des petites pommes de terre ; un regale.
Les filles font preuve d'une activite debordante ce
soir ; nous avons bien du mal a les canaliser vers le
repos de la nuit.
9 Decembre
Nous quittons ce coin tranquile juste avant la horde
de « long tail » les pirogues a moteur sans pots
d'echappement. Pas de probleme pour savoir qu'ils
arrivent ; on les entend de tres loin. Juste un peu
avant nous le mega yacht est lui ausi parti. Il avait
effectue un depart vers 19 heure la veille. Je croyais
que cela etait definitif, mais non , il etait de
retour vers 21 heure. Une petite sortie pour jouir du
coucher de soleil peut etre. Il est facile d'imaginer
la coquette somme qu'un tel luxe represente pour
bouger une telle masse ne serait que pour quelques
heures.
Le vent est soutenue et la direction ¾ arriere donc
tres confortable. Vers 15 heures, nous arrivons en vue
du fond de la baie Ao Chalong. Ce n'est pas beau et il
y a tres peu de fond. Nous mouillons tres loin de la
plage car la baie est deja pleine de bateaux. Un
voiliers rencontre a Koh Rock Nock, celui qui nous
avait donne l'info sur la taxe a payer, nous previent
que c'est dimanche et qu'effectuer notre entree
aujourd'hui nous reviendrait beaucoup plus cher. Pas
de probleme, nous irons les voir demain. Entre temps
une masse de nuages noirs s'avance resoluement vers
nous et je montre aux petites le rideaux de pluie qui
avance sur la surface de la mer. Le vent passe a plus
de trente noeuds en quelques secondes sous des trombes
d'eau rafraichissante. Le nable du reservoir est
ouvert et nous faisons le plein en quelques minutes
pendant que toute la famille se douche a l'interieur
du bateau. Tout va bien et nous terminons la journee
paisiblement apres avoir mange, brosse les dents des
petites, leur avoir vide la vessie pour la nuit au cas
ou elles auraient des fuites.
10 Decembre
Je m'attelle a la preparation de l'annexe ; preparer
la bome d'artimon dont je me sers comme grue de levage
pour le moteur hors bord, la lever de maniere a ce que
le palan de l'ecoute soit au dessus du moteur, faire
attention de ne pas jeter, pour les besoins de
l'operation, une drisse ou la balancine dans les pales
de l'eolienne qui tourne a proximite, securiser par
une sangle la bome au-dessus du moteur avec un degre
de liberte possible vers l'exterieur du bateau pour
faciliter la descente de celui-ci vers le dinghy,
descendre le dinghy et le deconnecter des cables des
bossoir, le positionner le long de la coque a tribord
de maniere a se trouver juste au dessous du moteur,
descendre le moteur apres avoir au prealable devisse
ses fixations de la chaise, faire attention de ne pas
rater le tableau arriere du dinghy, deconnecter le
palan, remonter sur le bateau, utiliser le meme palan
pour hisser et descendre la nourrice pleine d'essence
dans le dinghy, connecter le tout et securiser le
moteur sur le tableau, remonter sur le bateau, deplier
l'echelle de bain laterale, securiser en position
ouverte la petite plateforme integree a l'echelle et
le tour est joue, il n'y a plus qu'a transferer la
petite famille a bord pour aller a terre.
Ce que nous faisons en ce lundi 10 Decembre en ne nous
doutant pas qu'il s'agit d'un jour ferrie. Nous nous
faisons donc bien arnaque de plusieurs centaines de
bahts (930 au total avec 200 bahts qui disparraissent
miraculeusement lorsque nous demandons un recu au
douanier....) entre l'immigration, les douanes et le
port. De plus Meng a ses ... ce qui n'arrange pas son
humeur deja massacrante. A terre nous contactons Grant
pour arranger notre acceuil a la marina de boat Lagoon
; pas de probleme. Nous partons en annexe vers le
bateau, puis, redemontage de tout le bastringue pour
sortir moteur dinghy etc et tout ranger pour reprendre
la mer en direction de la marina. Le bateau est sur sa
tajectoire et Meng au telephone avec ses amis de
Singapour qui ont reserve une chambre d'hotel a Phuket
pour venir nous voir. Ils etaient supposes venir a
Boat Lagoon, mais les hotels sont pleins alors c'est a
Patong beach qu'ils seront ce soir. Changement de
programme, nous mouillons a 19 heures trente dans 4,5
metres d'eau en face d'un hotel situe au fond de
l'immense baie de Patong. Il fait nuit, nous n'avons
pas prepare le bateau contre l'attaque en regle des
moustiques. Ici, il y en a partout. Il faut fermer
l'avant et l'arriere du bateau et flitoxer les zones
ainsi isolees. Plus tard, quand nous irons nous
coucher, nous traiterons le centre.
Carmen est fatiguee, elle me demande de l'accompagner
dans son lit. Je lui brosse les dents, lui fait faire
son pipi, et elle s'alonge. Je lui raconte l'histoire
du petit chaperon rouge en Francais. Elle ne comprends
pas et c'est tant mieux car ces histoires de
grand-meres et de petites filles devorees par un loup
ne me plaisent guere. Je la regarde s'endormir
sereinement, les paupieres s'abaissent a un rythme de
plus en plus lent, ils ne se relevent plus ; elle est
parti. Ne reste que son petit corps abandonne, enroule
autour d'un traversin. Un bisou sur le front et je
reviens vers le centre du bateau. Bientot c'est au
tour de Julie ; mais pour elle, personne ne peut
remplacer Maman.
11 Decembre,
Je prepare le dinghy (une fois de plus, et il y en
aura bien d'autre...). Nous laissons le bateau et
arrivons sur une longue plage occupe a 100% par des
chaise longues et des parasols replies. Il est tot et
les clients en cette magnifique matinee commencent a
peine a arriver. Puis c'est la rencontre avec les amis
de Meng ; une arabo-indonesienne (Sharifah) mariee a
un japonais (Haru) et leurs trois filles (Michiko 13
ans), Yuki (10 ans) et Naomi (8 ans). Meng est
heureuse de les retrouver et reparts avec eux vers
leur hotel pour tout ramener au bateau tandis que j
surveille le dinghy. Ils veulent rester a bord pour la
duree de leur court sejour. Deux heures et demi plus
tard, le joyeux petit groupe se retrouve a la plage.
Premier choc ; la quantite de baggages est
impressionante pour si peu de temps a passer a bord
(deux jours et deux nuits !). Tout va bien pourtant et
apres deux voyages, nous mouillons dans une jolie baie
situee la plus au sud ouest de Phuket. Dana la soiree
un grain se developpe et nous emposonne la vie a cause
de la pluie. Nous sommes obliger de fermer toutes les
ecoutilles et l'interieur devien vit etouffant a
cause du nombre de personnes a bord, mais surtout a
cause de la chaleur que difuse le moteur pendant tres
longtemps apres l'avoir arrete. Mais ils sont heureux
de pouvoir vivre quelque chose de different.
12 Decembre,
Nos deux petites famille embarque sur le dinghy, et
nous dbaruons sur une tres belle plag de sable fin. Il
y a toujours les rangees de chaises, mais l'ambience
reste calme. Baignade et dejeuner au restaurant sont
au menu et vers 13 heures, nous retournons au bateau
pour partir vers une petite ile situee a l'Est de
Phuket ou nous pourrons attendre le bon moment au
lendemain pour rentrer dans l'etroit chnal qui mene a
Boat Lagoon et maintenant Royal Phuket Marina
nouvelemnt construite a cote de Boat Lagoon.
Le depart s'efectue dans la bonne humeur ; tout le
monde est content de la superbe matinee. Carmen a du
sable profondement incruste dans le vagin, nous
nettoyons tout ca sous ses hurlements exageres
evidement. Le vent est enfin au rendez vous et nous
marchons a la voile contre le Nod Est de mousson. Nous
tirerons des bords pour rejoindre notre destination.
La route est deja enregistre car je crains, vu l'heure
tardive du depart, que nous n'rrivions qu'apres le
coucher du soleil. Les instruments pourrons alors
prendre le relais de la navigation a vue. Le bateau se
penche un peu sous les 17 noeuds de vents et les
estomacs peu habitues a ce changement d'assiette, se
crispent involontairements. Je les sens un peu
inquiets. Au bout de deux heures, les voilent toutes
etablies, ne tirent plus le voilier qu'a une vitesse
de 3 noeuds. J'attends de tomber a 1 noeud, et je
renvoie la mecanique. Nous arrivons en face de l'ile
juste a la tombee de la nuit. Tout va bien. Tout le
monde se douche car demain nous serons en marina.
!3 Decembre,
Encore une incursion sur l'ile qui nous a abrite pour
la nuit. Il y a la un petit resort sympa qui nous
permet de nous doucher encore une fois apres la
baignade du matin. Cette fois je suis stricte sur les
horaires car il faut imperativement rentrer dans le
chenal a exactement la maree haute sous peine de se
retrouver coince pendant 6 heures. L'approche
s'effectue au GPS, pour etre sur de tomber sur
l'entree du chenal, puis nous ralentissons a 3 noeuds
car il n'y a vraiment pas beancoup d'eau. Je sondeur
indique parfois 1,5 metres de profondeurs a partir de
la sonde ; je suis en alerte. Il faut suivre des
poteaux plantes sur le chenal et seulement sur un seul
cote. Nous entrons enfin dans un canal creuse sur le
rivage qui nous mene a Royal Phuket, au dernier
virage, un bateau de romenad rapide nous force ur le
cote du cenal, et nous touchons. Heureusement ce n'est
que de la vase ; un coup d'accelerateur et nous
sortons du piege. A la marina, nous sommes a peine
amarres qu'un catamaran nous rentre dedans... Je hurle
et l'injurie tres copieusement heureusement pour ses
oreilles d'anglo saxon encroute, il ne comprend pas.
Les degats sont minimes heureusemet et je ne le
recontacterai meme pas. C'est un con qui ne s'excuse
pas.
Les amis decident de quitter le bord pour passer leur
derniere nuit a l'hotel ; ils sont tres sympas, mais
nous sommes soulages de retrouver enfin notre
espace...et puis qu'est ce que les rouleaux de papiers
hygieniques defilent avec eux. Le temps de tout
ranger, d'installer les housses de protection sur les
voilent, et nous retrouvont des amis Francais
rencontres a Singapour (Claire et Claudio). Une bonne
douche en famille et tout le monde au dodo.
14 Decembre,
Nous prenons contact avec Grant, le manager de Simpson
Marine Phuket. Tout va bien pour lui, il vend beaucoup
de bateau. Je prends des contacts pour faire recoudre
les housses de protection des voiles qui sont en train
de se desagreger. Nous mangeons en compagnie de
Bernard et de sa copine au drole de nom ; elle
s'appelle Pouille ! Elle ets tres gentille. Le retour
au bateau est difficile car l'unique pousette est
occupe par Julie qui dort et Carmen n'a pas envie de
marcher...Alors elle marche quand meme en criant,
pleurant et trainant des pieds jusqu'au bateau ; ainsi
va la vie. Le guindeau donne des signes de faiblesses.
Des bouts d'aluminium se sont detaches de la poupees
et vienent e bloquer pendant la remontee de la chaine.
Je decide de demonterpour resoudre le probleme.
J'avais tenter de le faire il y a 6 mois a Singapour,
mais je n'avais pas reussi car la poupee est
completement soudee par la corrosion sur son axe.
J'avais donc espere que le systeme tiendrait encore le
coup pendant la duree de notre voyage. Evidement on
peut toujours esperer, mais il faut se rendre a
l'evidence ; Murphy finit toujours par avoir raison.
J'ai tout preparer sur le pont y compris la meuleuse
d'angle pour decouper la poupee si besoin. Mais j'ai
de la chance, j'arrive assez facilement a l'exploser a
coup de maillet et de tournevis. Demain, je tenterai
de demonter la partie interne, cette fois ci a des
fins preventives. Il me faudra ensuite trouver un
atelier d'usinage pour faire fabriquer une nouvelle
poupee en bronze ou aluminium. Le gars des housses est
arrive et est reparti avec celles-ci. La liste des
taches a accomplir est irritante par sa longueur ;
Refaire les joints des hublots (j'ai le joint, mais il
faut decoller l'ancien, nettoyer les surfaces et
recoller le nouveau joint)
Faire une revision du moteur avec nettoyage complet de
la salle machine
Enlever l'acien nom (Constante Oslo) et installer le
nouveau (Constante Singapore) Ce n'est pas grand chose
mais ca prend du temps.
Il faut reparer la plateforme du beaupre
Les feux de bavigation au niveau du pont ne
fonctionnent plus depuis tres longtemps
Le deuxieme haut parleur de la VHF situe dans le
cockpit ne fonctionne plus
Il faut recoller l'annexe qui se barre en c... apres
ce premier mois de navigation.
Encore un peu d'effort et tout cela devrait rentrer
dans l'ordre.
_____________________________________________________________________________
Ne gardez plus qu'une seule adresse mail ! Copiez vos mails vers Yahoo! Mail http://mail.yahoo.fr
