Monday, December 17, 2007

De Langkawi a Phuket en Thailande

4 Decembre
Nous levons enfin l'ancre pour aller a Koh Lipe qui se
trouve a 24 miles nautiques de Telaga. Il me faut une
bonne heure pour remonter la chaine et la nettoyer
centimetre par centimetre une multitude de jeunes
barnicles qui avaient commence a elire domicile sur
mon domaine prive. Les poils dure de notre brosse
toute neuve ont raison de leur infraction. Dehors, ca
souffle bien, et je suis oblige d'etablir la grande
voile avec un ris. Enfin de la voile !
Nous arrivons a Koh Lipe a 17 heure 30, mais nous
somme obliges de remouiller un peu plus loin car nous
etions trop pres d'un bateau de promenade. Il vente
fort dans la baie et nous sommes harceles par le bruit
incessants de dizaines de pirogues thailandaise
propulsees par une helice montes au bout d'un long
tube qu'entraine un moteur diesel. Le tout est
articule sur un pivot qui permet tous les degres de
libertes sauf un axe de rotation (OX ou OY ca
depend...) sinon le merdier se retrouve dans la
flotte... Il n'y a pas de marche arriere ou de point
neutre, il faut appuyer sur l'ensemble ; le moteur
descend et l'helice sort de l'eau comme sur une
balancoire. Je suis surpris par la dexterite des types
qui parviennent a maneuvrer un bateau de cette facon.
Un point de detail, le fabriquant de pots
d'echappement a du deposer le bilan depuis longtemps
car les echappements sont totalement libres et le
bruit est assourdissant. Malgre cela, nous finissons
par nous endormir d'un sommeil leger car le vent est
fort et les recifs ne sont pas loins. Je me leve trois
ou qautres fois dans la nuit pour controler, et puis
aussi, il faut bien l'avouer, pour pisser ! Avec
l'age, les vessies ne semblent plus capables de
contenir les memes quantites.
Le site est tres beau, mais nous ne sommes pas faches
de ne rester que pour la nuit. C'est decidement trop
bruyant pour nous.
5 Decembre
Nous partons de Koh Lipe par l'Est donc au vent de
l'ile pour tenter de nous positionner plus a l'Est de
Koh Rock Nock notre prochaine destination situee a une
quarantaine de miles de la. Le vent est fort et dans
le nez. Le temps de nous positionner au moteur, puis
nous orientons le bateau vers Koh Rock Nock a la voile
cette fois. Vers midi, le vent tombe et se resserre.
Nous redemarrons le moteur, mais j'oublie que j'avais
serre l'arbre d'helice grace a un frein en teflon qui
se visse et vient appuyer sur un disque lie a l'arbre.
Resultat, je tourne pendant plusieurs heures avec
l'arbre sous une pression laterale involontaire. J
'arrive a Koh Rock Nock vers 18 heures 15 en passant
par l'Ouest car le mouillage est suppose etre plus
sur. Mais il n'en est rien. Le site est beau et la
nuit tombe bientot entre les parois rocheuses des deux
iles qui forment ce petit paradis terrestre.
Le lendemain un des voiliers qui se trouvait ancre a
un bien meilleur endroit, s'en va et libere la place,
nous changeons d'endroit et mouillons dans 9 metres
d'eau claire. Je mets le dinghy a l'eau et nous voila
tous ramant (enfin, celui qui rame , c'est moi) en
direction de la plage au sable de farine blanche.
Bientot des bateaux rapides propulses par trois Yamaha
en ligne arrivent et deversent leur cargaisons de
touristes a peau tres blanche. Nous reperons les
lieux, laissons un sac de poubelles et apercevons le
manege d'un zodiac avec trois parc rangers a son bord.
Il fait le tour des quatres bateaux au mouillage sauf
le notre car nous n'y sommes pas. Au meme moment le
ciel se couvre et annonce un grain imminent. Nous
repartons a la rame et regagnons notre bord non sans
avoir demande a notre voisin si il fallait payer
quelque chose. La reponse nous refroidit plus que le
grain et la pluie qui s'abat a verse sur nous.
Heureusement l'ancre ne derape pas car j'avais eu le
temps de plonger ce matin pour nettoyer l'helice qui
comme la chaine s'etait remplit de petits barnicles,
et de constater que nous etions bien pres d'un massif
de corail affleurant. Donc il faut s'acquiter de la
somme rondelette de 400 baths par personne et par
jour. Un coup d'oeuil discret aux rangers nous
renseigne sur le fait qu'il attendrons certainement la
fin de la pluie pour nous rendre visite. Nous plions
tous et levons l'ancre dans la foulee sans regarder
derriere. C'est Meng qui suggere de partir pour la
grande ile Koh Lanta situee a 14 miles nautiques au
nord de Koh Rock Nock. Elle ne saisit pas les
implications de cette decision, mais je decide de ne
pas perdre de temps en explications et nous partons.
Le grain etait un precurseur d'une journee grise ou
ils se succederent (les grains). Nous avons du marcher
au pres tres serre avec moi a la barre pour tenter de
ne rien perdre sur l'angle. Le bateau gite entre 30 et
40 degres avec quelques pointes a 45 sous les plus
fortes rafales. Evidement, je fais encore une c... et
j'oublie de fermer la vanne d'evacuation du lavabo
babord avant. Je suis dehors et Meng a l'interieur
avec les enfants me dit qu'elle entend la pompe de
cale toutes les 5 minutes. J'ai l'angoisse tout a coup
; ca me prend au ventre, le bateau peine contre les
vagues courtes, le vent est entre 20 et 25 noeuds, ce
n'est pas enorme mais c'est dur quand il faut gerer
les enfants et que Meng ne se sent pas tres bien,
obligee de rester a l'interieur. Pas questions d'avoir
les enfants dehors dans ces conditions. L'eau rentre
et je ne sais pas par ou. J'observe le reservoir d'eau
douce qui revele une fuite sur une de ses fenetres
d'acces, et je crois l'espace d'un instant que la
fuite provient de la , mais au bout d'une heure, Meng
me dit qu'elle entend de l'eau couler a flot vers
l'avant du bateau ; c'est la revelation immediate ;
j'ai oublie de fermer la vanne. Je suis soulage qu'il
ne s'agisse que de cela.
Nous jetons enfin l'ancre au milieu d'une baie en face
d'une superbe plage. C'est finalement bien mieux que
Koh Rock Nock ; C'est beau et tres bien protege de la
mousson de Nord Est. Nous decidons de nous reposer une
journee.
Le lendemain, nous allons a la plage a la rame, il
fait beau et l'eau est claire. Nous rencontrons le
General Manager du superbe resort construit sur ce
site. Il est Francais et porte le meme prenom que moi,
nous sommes les bienvenus. Pas question de payer qui
que ce soi ici ; Finalement ce fut une bonne operation
pour nous. La motivation de l'argent nous a fait
deguerpir pour affronter la mousson droit devant avec
a l'arrivee une belle journee de farniente a jouer
avec nos filles et a bavarder avec quelques riches
vacanciers blases par la beaute somme toute discutable
car toujours comparee a celle plus magnifique d'autres
endroits visites ailleurs, avant... Nous, nous en
jouissons pleinement car il a fallu souffrir un peu
avant de jeter la pioche ici .

8 Decembre
Nous partons a 8 heures 30 vers la mythique Koh Phi
Phi. Le vent est plein travers. J'ai pris un ris dans
la grand voile car la proximite de la grande ile cree
de violentes rafales irregulieres tant en force qu'en
direction. Une de ces rafales me retourne un des
panneaux solaire comme une crepe... Une fois assez
loin de Koh Lanta, je renvoie la Grande Voile en grand
avec le genois ; nous effectuons des pointes de
vitesse a 7,6 noeuds. Pour un quillard de 13 tonnes,
c'est pas mal. Alors nous y arrivons a Koh Phi Phi,
Les falaises qui entourent la cote Ouest de l'entree
de la baie sont impressionnantes, mais nous dechantons
rapidement a la vue de ce qui nous attend au fond de
celle-ci. Alors que je termine de serrer la grande
voile sur sa bome, nous pouvons compter 10 bateaux,
ferries, jets et autre « promene couillons » comme on
les appelle dans le midi... Je suis crispe par le
bruit et les mouvement irreguliers mais incessants du
bateau soumis a tant de passage. Je mouille l'ancre
dans 9 metres d'une eau meme pas claire, entre 4 corps
morts relies a des bidons de toute sortes et de toute
tailles. Le bruit est infernal, l'activite entierement
ciblee sur la gestion du plaisir de milliers de
touristes, me donne la migraine. Les ferries arrivent
et repartent en permanence charges a bloc de gens
venus du monde entier pour voir une des plus belles
iles de la planete... Le resultat est consternant.
Oui, elle a peut etre ete belle dans le passe cette
ile, mais les concepteurs de pompes a dollars en on
fait une raccoleuse qui offre ces charmes aux masses
de chaire tendre et blanche pour lesquelles il n'est
pas necessaire d'y trouver une ame. On s'entasse, on
se fait balader, on fait trempette sous l'oeuil
interesse des singes car une banane, ou une poire
plutot, est toujours bonne a prendre.
Nous sommes arrives vers 13 heur 30, et a 15 heures,
je n'en peut plus, je decide de partir de l'autre cote
de l'ile sous le vent pour tenter de trouver un peu de
calme. Nous arrivons a 16 heures dans un cadre
feerique. Nous mouillons dans 18 metres d'eau. Il
s'agit d'une petite baie avec une toute petite plage.
Il y a un mega yacht a l'ancre (White cloud) avec un
helicoptere a bord. C'est magnifique. Bien sur, les
touristes sont debarques la aussi, mais il y en a
moins. L'ambience est calme. La baie est fermee sur
deux cotes par de hautes falaises semi-boisees ; j'en
est le souffle coupe. Nous partons en dinghy sur la
plage, mais il est tard et la maree ne nous permettra
pas de revenir si nous tardons plus longtemps. Nous
revenons a bord pour une douche et rincage a l'eau
salee, et un dessalage rapide a l'eau douce. Meng nous
prepare un tres bon repas compose d'une salade de
tomate et de concombres et d'une soupe de nouille avec
du mais et des petites pommes de terre ; un regale.
Les filles font preuve d'une activite debordante ce
soir ; nous avons bien du mal a les canaliser vers le
repos de la nuit.

9 Decembre
Nous quittons ce coin tranquile juste avant la horde
de « long tail » les pirogues a moteur sans pots
d'echappement. Pas de probleme pour savoir qu'ils
arrivent ; on les entend de tres loin. Juste un peu
avant nous le mega yacht est lui ausi parti. Il avait
effectue un depart vers 19 heure la veille. Je croyais
que cela etait definitif, mais non , il etait de
retour vers 21 heure. Une petite sortie pour jouir du
coucher de soleil peut etre. Il est facile d'imaginer
la coquette somme qu'un tel luxe represente pour
bouger une telle masse ne serait que pour quelques
heures.
Le vent est soutenue et la direction ¾ arriere donc
tres confortable. Vers 15 heures, nous arrivons en vue
du fond de la baie Ao Chalong. Ce n'est pas beau et il
y a tres peu de fond. Nous mouillons tres loin de la
plage car la baie est deja pleine de bateaux. Un
voiliers rencontre a Koh Rock Nock, celui qui nous
avait donne l'info sur la taxe a payer, nous previent
que c'est dimanche et qu'effectuer notre entree
aujourd'hui nous reviendrait beaucoup plus cher. Pas
de probleme, nous irons les voir demain. Entre temps
une masse de nuages noirs s'avance resoluement vers
nous et je montre aux petites le rideaux de pluie qui
avance sur la surface de la mer. Le vent passe a plus
de trente noeuds en quelques secondes sous des trombes
d'eau rafraichissante. Le nable du reservoir est
ouvert et nous faisons le plein en quelques minutes
pendant que toute la famille se douche a l'interieur
du bateau. Tout va bien et nous terminons la journee
paisiblement apres avoir mange, brosse les dents des
petites, leur avoir vide la vessie pour la nuit au cas
ou elles auraient des fuites.

10 Decembre
Je m'attelle a la preparation de l'annexe ; preparer
la bome d'artimon dont je me sers comme grue de levage
pour le moteur hors bord, la lever de maniere a ce que
le palan de l'ecoute soit au dessus du moteur, faire
attention de ne pas jeter, pour les besoins de
l'operation, une drisse ou la balancine dans les pales
de l'eolienne qui tourne a proximite, securiser par
une sangle la bome au-dessus du moteur avec un degre
de liberte possible vers l'exterieur du bateau pour
faciliter la descente de celui-ci vers le dinghy,
descendre le dinghy et le deconnecter des cables des
bossoir, le positionner le long de la coque a tribord
de maniere a se trouver juste au dessous du moteur,
descendre le moteur apres avoir au prealable devisse
ses fixations de la chaise, faire attention de ne pas
rater le tableau arriere du dinghy, deconnecter le
palan, remonter sur le bateau, utiliser le meme palan
pour hisser et descendre la nourrice pleine d'essence
dans le dinghy, connecter le tout et securiser le
moteur sur le tableau, remonter sur le bateau, deplier
l'echelle de bain laterale, securiser en position
ouverte la petite plateforme integree a l'echelle et
le tour est joue, il n'y a plus qu'a transferer la
petite famille a bord pour aller a terre.
Ce que nous faisons en ce lundi 10 Decembre en ne nous
doutant pas qu'il s'agit d'un jour ferrie. Nous nous
faisons donc bien arnaque de plusieurs centaines de
bahts (930 au total avec 200 bahts qui disparraissent
miraculeusement lorsque nous demandons un recu au
douanier....) entre l'immigration, les douanes et le
port. De plus Meng a ses ... ce qui n'arrange pas son
humeur deja massacrante. A terre nous contactons Grant
pour arranger notre acceuil a la marina de boat Lagoon
; pas de probleme. Nous partons en annexe vers le
bateau, puis, redemontage de tout le bastringue pour
sortir moteur dinghy etc et tout ranger pour reprendre
la mer en direction de la marina. Le bateau est sur sa
tajectoire et Meng au telephone avec ses amis de
Singapour qui ont reserve une chambre d'hotel a Phuket
pour venir nous voir. Ils etaient supposes venir a
Boat Lagoon, mais les hotels sont pleins alors c'est a
Patong beach qu'ils seront ce soir. Changement de
programme, nous mouillons a 19 heures trente dans 4,5
metres d'eau en face d'un hotel situe au fond de
l'immense baie de Patong. Il fait nuit, nous n'avons
pas prepare le bateau contre l'attaque en regle des
moustiques. Ici, il y en a partout. Il faut fermer
l'avant et l'arriere du bateau et flitoxer les zones
ainsi isolees. Plus tard, quand nous irons nous
coucher, nous traiterons le centre.
Carmen est fatiguee, elle me demande de l'accompagner
dans son lit. Je lui brosse les dents, lui fait faire
son pipi, et elle s'alonge. Je lui raconte l'histoire
du petit chaperon rouge en Francais. Elle ne comprends
pas et c'est tant mieux car ces histoires de
grand-meres et de petites filles devorees par un loup
ne me plaisent guere. Je la regarde s'endormir
sereinement, les paupieres s'abaissent a un rythme de
plus en plus lent, ils ne se relevent plus ; elle est
parti. Ne reste que son petit corps abandonne, enroule
autour d'un traversin. Un bisou sur le front et je
reviens vers le centre du bateau. Bientot c'est au
tour de Julie ; mais pour elle, personne ne peut
remplacer Maman.


11 Decembre,
Je prepare le dinghy (une fois de plus, et il y en
aura bien d'autre...). Nous laissons le bateau et
arrivons sur une longue plage occupe a 100% par des
chaise longues et des parasols replies. Il est tot et
les clients en cette magnifique matinee commencent a
peine a arriver. Puis c'est la rencontre avec les amis
de Meng ; une arabo-indonesienne (Sharifah) mariee a
un japonais (Haru) et leurs trois filles (Michiko 13
ans), Yuki (10 ans) et Naomi (8 ans). Meng est
heureuse de les retrouver et reparts avec eux vers
leur hotel pour tout ramener au bateau tandis que j
surveille le dinghy. Ils veulent rester a bord pour la
duree de leur court sejour. Deux heures et demi plus
tard, le joyeux petit groupe se retrouve a la plage.
Premier choc ; la quantite de baggages est
impressionante pour si peu de temps a passer a bord
(deux jours et deux nuits !). Tout va bien pourtant et
apres deux voyages, nous mouillons dans une jolie baie
situee la plus au sud ouest de Phuket. Dana la soiree
un grain se developpe et nous emposonne la vie a cause
de la pluie. Nous sommes obliger de fermer toutes les
ecoutilles et l'interieur devien vit etouffant a
cause du nombre de personnes a bord, mais surtout a
cause de la chaleur que difuse le moteur pendant tres
longtemps apres l'avoir arrete. Mais ils sont heureux
de pouvoir vivre quelque chose de different.

12 Decembre,
Nos deux petites famille embarque sur le dinghy, et
nous dbaruons sur une tres belle plag de sable fin. Il
y a toujours les rangees de chaises, mais l'ambience
reste calme. Baignade et dejeuner au restaurant sont
au menu et vers 13 heures, nous retournons au bateau
pour partir vers une petite ile situee a l'Est de
Phuket ou nous pourrons attendre le bon moment au
lendemain pour rentrer dans l'etroit chnal qui mene a
Boat Lagoon et maintenant Royal Phuket Marina
nouvelemnt construite a cote de Boat Lagoon.
Le depart s'efectue dans la bonne humeur ; tout le
monde est content de la superbe matinee. Carmen a du
sable profondement incruste dans le vagin, nous
nettoyons tout ca sous ses hurlements exageres
evidement. Le vent est enfin au rendez vous et nous
marchons a la voile contre le Nod Est de mousson. Nous
tirerons des bords pour rejoindre notre destination.
La route est deja enregistre car je crains, vu l'heure
tardive du depart, que nous n'rrivions qu'apres le
coucher du soleil. Les instruments pourrons alors
prendre le relais de la navigation a vue. Le bateau se
penche un peu sous les 17 noeuds de vents et les
estomacs peu habitues a ce changement d'assiette, se
crispent involontairements. Je les sens un peu
inquiets. Au bout de deux heures, les voilent toutes
etablies, ne tirent plus le voilier qu'a une vitesse
de 3 noeuds. J'attends de tomber a 1 noeud, et je
renvoie la mecanique. Nous arrivons en face de l'ile
juste a la tombee de la nuit. Tout va bien. Tout le
monde se douche car demain nous serons en marina.

!3 Decembre,
Encore une incursion sur l'ile qui nous a abrite pour
la nuit. Il y a la un petit resort sympa qui nous
permet de nous doucher encore une fois apres la
baignade du matin. Cette fois je suis stricte sur les
horaires car il faut imperativement rentrer dans le
chenal a exactement la maree haute sous peine de se
retrouver coince pendant 6 heures. L'approche
s'effectue au GPS, pour etre sur de tomber sur
l'entree du chenal, puis nous ralentissons a 3 noeuds
car il n'y a vraiment pas beancoup d'eau. Je sondeur
indique parfois 1,5 metres de profondeurs a partir de
la sonde ; je suis en alerte. Il faut suivre des
poteaux plantes sur le chenal et seulement sur un seul
cote. Nous entrons enfin dans un canal creuse sur le
rivage qui nous mene a Royal Phuket, au dernier
virage, un bateau de romenad rapide nous force ur le
cote du cenal, et nous touchons. Heureusement ce n'est
que de la vase ; un coup d'accelerateur et nous
sortons du piege. A la marina, nous sommes a peine
amarres qu'un catamaran nous rentre dedans... Je hurle
et l'injurie tres copieusement heureusement pour ses
oreilles d'anglo saxon encroute, il ne comprend pas.
Les degats sont minimes heureusemet et je ne le
recontacterai meme pas. C'est un con qui ne s'excuse
pas.
Les amis decident de quitter le bord pour passer leur
derniere nuit a l'hotel ; ils sont tres sympas, mais
nous sommes soulages de retrouver enfin notre
espace...et puis qu'est ce que les rouleaux de papiers
hygieniques defilent avec eux. Le temps de tout
ranger, d'installer les housses de protection sur les
voilent, et nous retrouvont des amis Francais
rencontres a Singapour (Claire et Claudio). Une bonne
douche en famille et tout le monde au dodo.

14 Decembre,
Nous prenons contact avec Grant, le manager de Simpson
Marine Phuket. Tout va bien pour lui, il vend beaucoup
de bateau. Je prends des contacts pour faire recoudre
les housses de protection des voiles qui sont en train
de se desagreger. Nous mangeons en compagnie de
Bernard et de sa copine au drole de nom ; elle
s'appelle Pouille ! Elle ets tres gentille. Le retour
au bateau est difficile car l'unique pousette est
occupe par Julie qui dort et Carmen n'a pas envie de
marcher...Alors elle marche quand meme en criant,
pleurant et trainant des pieds jusqu'au bateau ; ainsi
va la vie. Le guindeau donne des signes de faiblesses.
Des bouts d'aluminium se sont detaches de la poupees
et vienent e bloquer pendant la remontee de la chaine.
Je decide de demonterpour resoudre le probleme.
J'avais tenter de le faire il y a 6 mois a Singapour,
mais je n'avais pas reussi car la poupee est
completement soudee par la corrosion sur son axe.
J'avais donc espere que le systeme tiendrait encore le
coup pendant la duree de notre voyage. Evidement on
peut toujours esperer, mais il faut se rendre a
l'evidence ; Murphy finit toujours par avoir raison.
J'ai tout preparer sur le pont y compris la meuleuse
d'angle pour decouper la poupee si besoin. Mais j'ai
de la chance, j'arrive assez facilement a l'exploser a
coup de maillet et de tournevis. Demain, je tenterai
de demonter la partie interne, cette fois ci a des
fins preventives. Il me faudra ensuite trouver un
atelier d'usinage pour faire fabriquer une nouvelle
poupee en bronze ou aluminium. Le gars des housses est
arrive et est reparti avec celles-ci. La liste des
taches a accomplir est irritante par sa longueur ;
Refaire les joints des hublots (j'ai le joint, mais il
faut decoller l'ancien, nettoyer les surfaces et
recoller le nouveau joint)
Faire une revision du moteur avec nettoyage complet de
la salle machine
Enlever l'acien nom (Constante Oslo) et installer le
nouveau (Constante Singapore) Ce n'est pas grand chose
mais ca prend du temps.
Il faut reparer la plateforme du beaupre
Les feux de bavigation au niveau du pont ne
fonctionnent plus depuis tres longtemps
Le deuxieme haut parleur de la VHF situe dans le
cockpit ne fonctionne plus
Il faut recoller l'annexe qui se barre en c... apres
ce premier mois de navigation.
Encore un peu d'effort et tout cela devrait rentrer
dans l'ordre.

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A Langkawi, jusqu'au depart vers la Thailande

25 Novembre
Nous decidons de visiter une ferme d'elevage de
crocodiles. Apparemment anodine, cette visite revele
une facette de la nature dont je n'avais pas la
moindre idee. Nous commencons par des petits monstres
inquietants mais pas vraiment impressionnants.
Evidemment, vu d'en haut et a travers une grille
semi-rouillee, ces gros lezards rampants dans une eau
nauseabonde, ne nous font pas lever les poils sur la
peau. Nous poursuivons notre visite benoitement sous
un soleil de plomb. Nous apprecions un banc sur une
dalle de beton protegee d'un gazebo sous lequel nous
nous refugions pour tenter de nous raffraichir. Il
faut faire passer le temps car il y a un « show » a 14
heure 45 que nous voudrions voir, pousses par une
curiosite sceptique car enfin, que peut on bien
elaborer avec des animaux inapprivoisables,
imprevisibles et de surcroit extremement agressif ? Le
resultat est pourtant epoustouflant. Nous assistons a
une demonstration de maitrise et de sang froid de la
part de trois gaillards pas tres muscles, voir un peu
malingres sauf le chef que la bedaine definie en tant
que tel. Il faut les voir manipuler un petit crocodile
extremement agile dont il faut ligoter la gueule pour
avoir la paix (peut etre une technique a approfondir
avec certaines compagnes...). Ensuite, c'est au tour
d'un gros crocodile de se faire titiller la bedaine
ecailleuse pour le voir sortir de son trou humide. A
ce rescape de la prehistoire, on brosse les dents...Il
se laisse faire, mais je serre les fesses par crainte
de voir le monstre emporter brosse, main et bras si le
dentifrice ne lui convenait pas. Ensuite, et c'est le
clou du spectacle, ils font sortir d'un autre trou
humide, un crocodile monstrueux. Il est tellement gros
que les hommes qui le titillent avec de longs batons
de bois, semblent nains a cote. Il n'en finit plus de
trainer ses 5 metres hors de l'eau. Il pese la tonne
passee et n'apprecie pas les coups de pique-boeux qui
l'ont sorti de sa torpeur apparente. Il n'y a rien de
plus mortelement ennuyeux que l'observation d'un
crocodile dans une flaque d'eau ; rien ne bouge, pas
le moindre muscle, le moindre mouvement de paupiere.
La respiration n'est pas perceptible et les cris
stridents de Carmen n'en font pas sourciller un seul.
Mais la, c'est un « show » et ca bouge, bien force. Ce
monstre effectue chaque jour les memes gestes,
pourtant on a l'impression qu'ils les accouchent dans
la douleur et la plus extreme reluctance. Il est
enorme et me glace les membres. Le dompteur insere
meme son bras a l'interieur de la gueule du reptile.
Je sais que vu le placement des yeux, l'abruti ne peux
pas voir ce qui rentre dans sa gueule largement
ouverte, mais tout de meme, il faut avoir du cran pour
realiser cette folie. Je le supplie mentalement de ne
pas mettre sa main la dedans, et si ca foirait a ce
moment la ; devant mes filles... l'horreur. Mais tout
se passe bien et c'est tant mieux.
Les jours defilent jusqu'au 29 Novembre.

29 Novembre
Voila deux jours que la Mousson de Nord Est s'est
installee. L'eolienne montee a Singapour au prix de
nombreuses heures de travail, fonctionne tres bien et
complete parfaitement les panneaux solaires. Nous
n'avons encore pas eu besoin de demarrer le moteur
pour recharger les batteries. Aujourd'hui, nous sommes
alles aux septs puits qui se trouvent tres proches de
l'endroit ou nous sommes. Heureusement, une ame
genereuse nous y amene en voiture. Il faut ensuite
monter 471 marches en beton pour parvenir a l'endroit
feerique de ces bains naturels. Evidemment les filles
sont aux anges et se regalent dans l'eau douce fraiche
qui cascade de bains en bains avant de se precipiter
le long d'une falaise. Il fallait voir la tete de
Carmen quand elle a decide de se lancer dans un
tobogan naturel creuse a meme la roche par l'erosion
du torrent. Elle s'est elancee en ayant d'abord perdu
l'equilibre et la voila les quatres fers en l'air
(elle etait completement nu comme a son habitude
lorsqu'il s'agit de plonger dans un liquide), perte
totale de controle. La pauvre s'est fait balloter dans
tous les sens, parfois un peu trop durement a mon
gout, avant de se cracher dans la bassine rocheuse,
dans un tourbillon d'eau turbulente. Elle en a emerge
une seconde plus tard, le visage contracte par
l'epouvante. Il n'eu pas d'autre tentative...
Un couple de trouristes Australiens nous ramene au
port ou je me fais accrocher par le manager d'un
bateau a moteur que Simpson Marine a vendu a un
richissisme client Singapourien. Il s'agit d'un AZIMUT
de 116 pieds. Le bateau est au quai des pompes a
gasoil (15000 litres a transvaser !). La litanie des
problemes techniques a regler commence avec un enonce
detaille des actions qu'il aurait fallu mettre en
place et qui ne l'ont pas ete, les mecs qui ont fait
defauts et qui ont ete renvoyes, les nouveaux
problemes a resoudres sur lesquels il faudra
travailler, etc etc. J'ai coupe la conversation par un
: «je doit m'occuper de mes filles ; elles me
reclament » Quel bonheur de ne plus avoir a recevoir
les sceaux de merde dans la gueule a chaque fois que
la porte de mon bureau s'ouvre...
De retour au bateau, apres avoir remplit nos jericans
d'eau douce au quai, nous effectuons le transvasement
dans le reservoir d'eau et nous reposons. Hier, ce
sont trois voyages effectues en annexe avec nos trois
jericans de 20 litres chacuns que nous avons transfere
de la station service a notre mouillage. Le plein de
gasoil est fait. Tout le monde dort et cela sera
bientot mon tour. Demain, Jean Claude preparera mon
poste emetteur recepteur pour installer un Modem
Pactor qui nous permettra de communiquer plus
facilement, grace notamment a l'e-mail a bord du
bateau. Nous sommes heureux, j'ai de la peine a croire
qu'il est enfin possible de vivre ce grand reve en
toute simplicite. C'est vrai, nous devons demander aux
autres un peut de generosite pour nous emmener d'un
endroit a l'autre si nous voulons bouger car ici, les
bus et transports en commun n'existent pas, c'est vrai
qu'il faut se mouiller un peu sous les embruns que le
vent de mousson souleve dan la baie pour aller se
doucher aux toilettes publiques du port, c'est vrai
qu'il faut transbahuter des bidons de toute sortes
pour avoir de l'eau ou du gasoil dans nos reservoirs,
c'est vrai que nous devons nous lever la nuit pour
fermer les ecoutilles sous les grains equatoriaux,
c'est tout aussi vrai, que l'eolienne rafute au milles
diables sous la poussee du vent qui, en passant, ne
manque pas de generer ses propres decibelles contre
les haubans, espars et autres trucs qui composent le
bateaux et dont les frequences de vibrations
s'harmonisent bien avec lui. Il faut aussi amener son
linge a terre et faire la lessive rapidement au
premier robinet du coin en n'ayant pas trop l'air de
gitants. Mais quel bonheur cette liberte qui nous
permet enfin de vivre avec nos enfants.
A bientot


From the 29 of November to the 3rd of December
Nous vivons une existence paisible entre les besoins
des enfants et notre preparation pour le depart vers
la Thailande. A ce sujet, nous decidons de trouver une
voiture pour aller a Kuah et tenter d'acheter le
fameux Pactor. C'est le ship « peninsular » qui en est
le distributeur. Apres une presentation de mes
materiels et de mes besoins, je me rends compte que le
proprietaire du magazin ne maitrise pas du tout son
sujet. J'hesite car il serait difficile de faire
machine arriere si cela ne fontionnait pas bien. J'ai
la carte de credit dans la main et la somme de 3287
ringgits a debourser quand ils nous demande 3 pour
cents du montants pour avoir le droit d'utiliser la
carte. Meng me regarde et tue le deal par une question
dont elle a le secret : »En a –t-on vraiment besoin de
ce truc la ? ». Dans l'absolu, non cela ne nous est
pas indispensable. Alors nous reprtons vers retournons
a Telaga avec la voiture qu'une de mes connaissances
de Singapore nous a prete sous la condition de remplir
le reservoir d'essence qui est evidement completement
vide. Cela nous coute au totale plus cher qu'une
voiture de location et de plus nous ne l'avons
utilisee que pour la moitie de la journee. On s'est
fait un peu roules sur le coups.
Le lendemain nous empruntons le « cable car » de
Langkawi qui se trouve a cote du mouillage et qui
monte tout un haut d'un eperon rocheux imposant. Je
decouvre des sensations completement inconnues. Nous
sommes dans une petite voiture a six places que seule
notre petite famille occupe. Nous sommes suspendus
dans le vide et le calme. Le silence reigne et le
mouvement de la cabine qui monte est a peine
perceptible. Nous sommes tous meduses par le spectacle
grandiose qui se deroule sous nos yeux. Nous
n'oublierons pas cela de si tot. A notre arivee au
niveau de la mer, il y a un complex touristique a la
base du telepherique avec des animaux dans un petit
parc que les enfants peuvent caresser a loisir. Les
filles se regale a toucher des lapin et des biches

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Monday, November 26, 2007

Cruising is fun!

Hi my Dear family & friends,
If getting jelly fish bites, sweating from the heat, transporting diesel fuel with the dinghy from a gas station to the boat about 3 times, Carmen falling in the water because she tries to climb onto the dinghy herself, trying to find internet connection that keeps cutting off while we are writing in Langkawi, Julie crying because her mother forgets her milk in the boat, the mother trying to find a supermarket at every island we stop in, comparing prices ... taxi drivers that try to rip us off...is what you are looking for then CRUISING on A SAILBOAT! IS Absolutely FUN!
Well, seriously...the girls are having a great time.  In the end, it's as good as it can ever be.  A trully funfilled family vacation.  We are loaded with food, water, milk powder, chocolates! When the boat is moving we still can lie on our familiar bed, not like the aeroplane where we have to sleep upright! More later...better sign off before I get cut off!!
Love, Meng Ngee :)
 


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Port Dixon to Langkawi

Le sejour a Port Dixon se passe tres bien avec des retrouvailles semi chaleureuses avec Simon Theseira, le vendeur responsable du bureau de Simpson marine. Durant mon activite chez Simpson en tant que service Manager, je m'occupait des bateaux que ces memes vendeurs avaient reussi a placer chez leurs clients ; j'etais toujours oblige de freiner leurs ardeurs et de filtrer la litanie souvent irritante de demandes quelques fois deraisonables ; d'ou une retenue flagrante malgre sa promesse d'assistance. Le contact est etablit dans son bureau par l'invasion tonitruante de la « Tsunami family » comme nous surnomme Marc et Nathalie ; mon frere et sa compagne de France. Pour nous, le sejour sera gratuit. Donc tout va bien. Nous retrouvons Le Cers qui se trouvait deja la depuis quelques jours. Les retrouvailles sont chaleureuses mais temperees par la difference de generation et le respect que la force du personnage inspire. On ne se jettent pas dans les bras les larmes aux yeux, mais je prends beaucoup de plaisir a discuter avec eux. Les enfants tombent malades en meme temps. Certainement un virus contracte a Singapour et qui choisit d'eclore ici. Leur temperature monte au dela de 39 degres ; heureusement Meng a tres bien prevu cette eventualite et nous possedons en stock les suppositoires adequats.

Apres deux jours, tout est rentre dans l'ordre. Je passe une journee et demi a nettoyer la couche de crasse accumulee a Singapour pendant le sejour du bateau au chantier. J'installe mes nouveaux Lazy Jacks et nous sommes prets a repartir, cette fois-ci en compagnie du rally Sail Malaysia auquel font partie Jean-Claude et Monique. Nous partons vers 10 heures le 11 Novembre au milieu de la flotille,

11 Novembre

Tres vite nous sommes distances car nous mettons a la voile. Le vent est au travers et nous permet de faire route a une vitesse tout a fait raisonable. La prochaine destination est a 150 milles nautiques derriere l'ile de Pankor dans une ville militaire appelee Lumut. La journee est tres belle et la nuit arrive tout doucement. Les enfants semblent toujours etre atteints d'un coup de folie vers 18 heures. Ils courent partout, sautent sur les tables, celle du cockpit, du carre etc. Je suis oblige de les calmer pour reprendre le controle de leurs allers et venues.

Vers 18 heure, le vent tombe, l'horizon se bouche comme tres souvent dans cette region. Je remets le moteur en marche et ca repart. Les enfants se couchent ainsi que leur Mere. Je ne veut pas qu'elle veille durant la nuit. Les enfants sont tellement pleins d'energie qu'elle doit etre en pleine forme pour les gerer. Je me retrouve bientot seul. Cette fois-ci, je suis nettement plus repose que la premiere nuit passee entre Singapour et PD. De plus, un grain violent s'abat sur nous vers 21 heure et genere une activite qui m'empeche de tomber dans cett lutte extenuante contre le sommeil. J'ai afale la GV pour ne pas etre gene si le vent atteignait des forces difficile a gerer. Alors ca tombe a l'horizontale. Cette fois, j'ai le cire sur le dos et cela va nettement mieux. Il pleut toute la nuit et une partie de la matinee. Je vois mes filles se reveiller tout doucement avec le jour qui se leve enfin. Je suis fatigue, mais l'ile remplit deja l'horizon. J'ai bien rentre mes way points et le mode track du pilote connecte au GPS fonctionne maintenant a merveille depuis que j'ai repositionne le compas a 180 degres.

Nous arrivons a 14 heures non sans avoir du rudoyer Carmen qui refuse de se tenir tranquile alors que nous naviguons dans un dedalle de haut fonds avec mes ways points a suivre de tres tres pres. Il faut qu'elle comprenne que dans certaines circonstances, non c'est plus non qu'a d'autres moments. A elle de deceler dans notre gestuelle quels sont ces nuances. Nous jetons l'ancre dans 9 metres d'une eau, comme toujours, degeulasse.

Les mouches pullulent bientot a l'interieur du bateau.

Meng qui tente de faire une sieste devient folle sous les attouchements irritants de leurs pattes. Elle m'implore de les exterminer ; plus facile a dire qu'a faire. Apres de nombreuses tentatives infructueuses pour un nombre de victimes ridicule en regard de la masse bourdonnante, nous decidons d'aller a terre et de flitoxer abondamment l'interieur du bateau. A terre, nous mangeons a une gargotte du style Hocker center a Singapour. Et la se sont des hordes de moustiques assoiffes qui s'abattent sur nous.

Heureusement, nous avions les produits adequats pour les repousser. De retour au bateau, deux mouches ont echappes a l'insecticide pourtant genereusement vaporise quelques heures plus tot. Je les atomise a coup de serviette pliee. Avec les moustiquaires en place, la nuit est calme interrompue seulement, mais ca c'est plutot normal dans le coin, par le rouchate nocturne de service. Le lendemain, nous nous procurons une feuille de papier gluante ; un piege a mouche asiatique. En fin de journee, il est noir de mouches

Les filles s'eclatent sur le pont et trouvent deja toute sortes d'activites toute aussi dangereuses les unes que les autres car il s'agit souvent d'escalade... Je m'emerveille de les voir si a l'aise sur ce bateau. Elle ne connaissent pas le mal de mer et pourtant elles ont deja bien bouge dans le bateau devenu shaker a certains moments. Elles ne pensent qu'a jouer. Tout est oriente pour les abreuver d'activites interessantes. Alor nous sommes eblouies par la clarte de leurs sourires et de leurs rires. Nous pouvons maintenant les observer a loisir et echanger en permanence avec elles. Les petites filles ne demandent que cela.

L'organisateur de sail Malaysia nous a pris sous son aile et sans payer la contribution demandee aux navigateurs membres du rally, nous nous retrouvons parmis eux a l'occasion des diners organises par les autorites locales. Le roi de la region se deplace meme en personne, avec rolls et chauffeur tout de meme, pour nous souhaiter une bonne continuation...

Responsabilite oblige, j'ai des choses coincees derriere certains lobes du cervelet qui me lancent des messages du type : « cela fait un an et demi que tu as installe la turbine de la pompe a eau de mer ; il faudrait que tu la change au cas ou... » Alors je me
decide finalement a le faire. L'operation est
difficille a cause de l'acces limite de cette pompe.
D'ailleurs je me rends vite a l'evidence que je vais
me faire bigrement suer. Au toucher, la turbine semble
en tres bon etat. La texture du caoutchouc sous les
doigts est lisse et encore rigide. Le doute m'envahit,
devrais-je renoncer et remettre cela a plus tard ?
Non, il faut en avoir le coeur net. Je transpire a
tres grosses gouttes dans une position somme toute
numero un au palmares de mes favorites ; Celle de la
priere Musulmane. Les fesses en l'air, le dos en
cuillere et le mouvment de balancier pour recuperer la
paire de pince sur laquelle je m'echine en insultant
la terre entiere d'avoir concu une pompe aussi
problematique. J'ai enfin reussi a retirer la turbine,
et heureusement car trois pales de l'engrenage
presentent deja des coupures a leur base. La nouvelle
turbine est installee promptement, et en prime ca ne
fuit pas. Voila une bonne chose de faite. Je reviens
toujours a cette phrase tellement juste de mon pere
qui me pousse dans tout les moments difficiles « a
vaincre l'inertie », ou bien celle non moins vraie de
mon ami Claude Sire qui me disait toujours : « Faites
par liberalite ce a quoi la necessite conduit » C'est
vrai, j'ai tellement vu de situation devenue delicates
parce que leur prevention s'est heurtee au mur de
notre propre inertie. Une turbine que l'on tarde a
changer, et les pales commencent a se discocier en
allant reduire le flot d'eau de refroidissement.
Toutes les pales finissent par se briser, au moment ou
le besoin d'utilisation du moteur, en entree de port
par exemple par fort vent, est maximum. Le moteur
surchauffe et serre. C'est la catastrophe pour le
budget car il faut reconstruire le moteur, si
d'aventure on s'en sort sans casse au moment de la
panne.

15 Novembre,

Depart pour l'ile de Penang. Cette fois-ci, il s'agit
d'une navigation de jour...ou presque. La flotille
part vers 6 heures du matin pour une arrivee a Penang
a 18 heure. Mais 6 heure, c'est l'heure ou les petites
se reveillent. Il faut s'en occuper. La routine est
bien installee maintenant. D'abord le petit dejeuner,
avant cela je remonte le moteur grace a la bome de
l'artimon et l'installe sur son support, c'est tout un
systeme a mettre en place pour que je puisse effectuer
cette operation seul. Ensuite il faut remonter
l'annexe et terminer par la nourrice a essence qui
doit etre securisee sur le pont de maniere a alleger
celle-ci le plus possible. J'ai vu comment ce surcroit
de poid etait prejudiciable par mer agitee. Bref, nous
levons l'ancre a 10 heure. La navigation de jour est
relaxe ; il n'y a pas de vent et le soleil brille.
Nous jetons l'ancre a 22 heure derriere la flotille
deja au mouillage. L'endroit est tres calme et nous
passons une excellente nuit...ponctuee bien sur,
equateur oblige, par le bon rouchate de service qui
nous oblige a tout fermer.

16 Novembre,

Il fait beau ce matin et nous partons avec le groupe
vers 9heure 30 pour passer sous le grand pont qui
relie la Malaysie a Penang. Nous suivont un bateau
pompier qui, comme a New York, balance deux grands
jets d'eau sur chacun de ses bords. Sur le pont, la
presse est la, et les photographes nous mitraillent.
Nous arrivons a une marina situee au Nord Est de
Penang. Elle est crasseuse et extremement agite a
cause d'un va et viens incessant de grands bacs. Le
pont est tellement engorge que le traffics deborde sur
les bacs pour soulager. Nous manquons a plusieurs
reprises de toucher le mat du Cers de JC et Monique
tellement les mouvements sont violents. Apres deux
petits voyages au Tesco (drole de nom pour une grande
surface ; les espagnols souriront), je decide de
lubrifier mon anemonetre / girouette car elle sont
grippees. J'en profite, a la demande de Jean Claude
pour aller lui chercher la sienne qui est carrement
bloquee. Je decouvre un cable dont les torons externes
sont deja coupe et est donc pret a lacher. Tous ses
haubans sont mal montes et les sertissages situes a
l'accroche sur le mat presentent un angle de plus de
10 degres entre embout serti et cable !!! Cela a ete
fait par un professionnel a St Cyprien. Il faut qu'il
remplace le cable et qu'il supprime l'angle present
sur tout les autres. Il sort au chantier de Penang le
jour de notre depart pour Langkawi. Rendez vous est
pris pour nous retrouver a Telaga harbor a Langkawi

19 Novembre,

Nous partons a 7heure 50 de la marina pour une
navigation tres tranquile sans vent et sous le soleil
vers le groupe d'iles de Langkawi. La mer est plate
car nous avancons vers l'ile, mais sous son vent.
Nous arrivons a 17 heure 30 et mouillons dans 4m50
d'eau assez loin de tout.

20 Novembre,

Nous prennons contact avec Simpson Marine Langkawi,
Claire est toujours la et est plus belle que jamais.
Nous ne pouvons rester que deux jours car une regate
possede la priorite sur nous. Il nous faudra partir.
Nous en profions pour envoyer des e-mails et contacter
les membres de nos familles respectives. Mon
extracteur d'air pour le compartiment moteur est deja
mort, un ami me le remplace gratuitement (une faveur
qu'il me devait...). Nous completons notre
ravitaillement et repartons avec du beaume au coeur
car c'est dans cette marina que nous avions repere
Constante pour finalement l'acheter et le ramener vers
Singapour ou nous sommes restes 5 ans. Maintenant,
c'est en eau inconnue que nous naviguerons.
Nous sommes entres dans le bureau de Simpson Marine
plusieurs fois par jours pendant ces deux journees, et
a chaque fois, notre surnom de « Tsunami family » a
ete amplement justifie par les cries de joie des
filles qui grimpaient sur le mobilier, ouvraient et
fermaient sans arrets et avec vigueur tout ce qui
ressemblait a un tiroir, lisaient sans les lire toutes
les brochures magnifiques de ces bateaux sans prix,
soulevaient les tapis pour s'y enrouler et faire des
cabanes, eparpillaient toute sortes de papiers dont
l'importance n'est pas encore identifiee, faisaient
couler l'eau des petits robinets du distributeur a
grosse bombonne renversee, balancaient en l'air leur
jolie petites chaussures qui,( c'est normal, a cet age
la maitrise de trajectoire n'est pas encore acquise)
aterrissaient un peu partout et renversaient toute
sortes de trucs mis la en equilibre precaire sur les
meubles presentoires (la superbe maquette d'un Azimut
116 a echappe au chavirage...). Bref ils ont souffle
quand nous avons repris la mer ce 22 Novembre pour
mouiller dans une baie entre deux iles. C'est
d'ailleurs depuis ce mouillage tranquile mais de tres
mauvaise tenue que j'ecris ces lignes. Je serai sur
mes gardes cette nuit afin de relever le mouillage si
un coup de Sumatra se declarait. Demain je
remouillerai car nous sommes ici pour aller a terre et
emmener les filles voir un aquarium. Je me suis mis a
l'eau ce soir histoire de dire que je me suis baige
car c'est la premiere fois depuis notr depart.
Evidemment, Carmen veut aussi venir.Je descend donc ma
nouvelle superbe echelle de bain ultra hyper bien
concue (et elle l'est en effet). Le courant est
suffisamment fort pour que je reste accroche a
l'echelle avec Carmen qui demeure collee a mon corp.
Evidement Julie crie et pleure car elle veut aussi
venir. Je donne le feu vert en me concentrant pour que
les deux petites restent entre mes bras accroches a
l'echelle. A peine deux minutes dans l'eau et je sens
une brulure (encore presente au moment ou j'ecris
23heure 45) Julie la ressent aussi mais pas Carmen. Je
m'essuie le visage du revers de la main droite et me
brule la face aussi. Il faut sortir et vite. Nous
voila hors de l'eau a nous frictionner au savon et a
l'eau douce de la douche de cockpit. Je ne sais
toujours pas qu'elle genre de saloperie se trouvait
dans l'eau... Vivement l'eau claire et les fonds de
sable blanc

23 Novembre,

Nous avons passe une bonne nuit seulement ponctuee du
rouchate traditionnel de service. Le bateau n'a pas
derape malgre le vent. Mais au matin, je decide de
larguer un peu plus de chaine et de tirer dessus avec
le moteur pour voir si l'ancre va tenir, mais rien n'y
fait. Je releve le mouillage et deplace le bateau
d'une vingtaine de metres et remouille. Mais de
nouveau, sous la traction de notre puissant 80 CV, le
bateau derape allegrement. Nous decidons d'un commun
accord de partir. Nous allons donc a Telaga Harbor
dans la foulee. Cette fois-ci, le mouillage tient
correctement. Nous pouvons donc laisser le bateau seul
pour aller voir ce fameux aquarium pour la plus grande
joie de nos filles. Elles s'extasient devant les
flamands roses et les poissons de toutes tailles
formes et couleurs. Dans un des espaces reserves a
l'interreaction entre touristes et animaux, il y a un
python enroule sur une bache que les enfants peuvent
carresser. Le moniteur encourage Julie a carresser la
tete du serpent, ce qu'elle fait sans la moindre
aprehension. Moi je deviens nerveux a la vue de ses
toutes petites main si proches de cette gueule de
predateur. Je me tiens pret a bondir, puis n'y tenant
plus je m'empresse de les eloigner de l'animal. De
retour au bateau, nous nous preparons pour aller a
terre de nouveau, nous sommes invites a une de ces «
party » anglo-saxonne. Nous y allons et parlons
principalement de voyages avec les navigatigateurs
presents. Les enfants son fatigues et nous faisons un
crochet par les douches du Yacht Club avant de
repartir sur le dinghy en direction du bateau. Les
filles sont tellement faiguees qu'elles s'endorment
dans nos bras. Il faut alors faire de l'acrobatie pour
transferer les petites endormies de l'annexe aux
couchettes du bord.

24 Novembre,

Emmy, une amie Malaysienne est supposee nous rejondre
aujourd'hui pour effectuer un bout de chemin avec
nous, mais elle ne viendra pas ce soir...(nostalgie).
Elle nous a depannee pendant six mois pour garder
Carmen sur son bateau (une jonque chinoise a moteur
qu'elle et son petit ami,qui ne l'est plus, louaient a
l'epoque dans la meme marina. Au matin de bonne heure,
j'emmene les filles sur la plage en dinghy, car elles
ont vu des chevaux. Grosse exitation et nous voila
parti. Evidemment, les chevaux ne sont plus la quand
nous arrivons, mais nous nous regalons a jouer dans
l'eau et a construire un chateau de sable. Tout de
meme, Julie n'est pas tres a l'aise sur le sable,
substance etrangere dont elle n'a pas encore pris
l'habitude.

A 11 heures, j'accompagne Meng et les enfants a terre
et reviens au bateau car je veux reparer le compte
tour du moteur qui ne fonctionne plus depuis Raffles
marina. Apres de nombreux tatonnements, je decouvre un
fil electrique bouffe par la corrosion. La coupure
etait a l'interieur d'une gaine. Pour cette raison
j'ai mis beaucoup de temps a trouver. Grace a la VHF
portable que Meng a pris avec elle, je ramene la
famille au bateau d'un coup de dinghy. Puis nous
decidons d'aller voir un ami au yacht club ; nous ne
ferons pas 50 metres que des Neo-Zelandais rencontres
a Rafflea marina nous invitent a boire un verre a leur
bord. C'est sympa et nous acceptons. Mais comme
toujours, les filles se mettent a faire les 400 coups,
elle sont tellement curieuses que tout y passe, les
jumelles posees sur le coussin du cockpit les
emmerveillent etc. Puis Carmen decide de monter sur le
dinghy attache a l'arriere du bateau grace a la
plateforme de bain. Je la suis du coin de l'oeuil, et
elle disparait derriere le tableau arriere du voilier.
3 secondes plus tard, nous enttendons un plouf...Je me
precipite mais ne crains pas le pire car il n'y a pas
de courant et Carmen sait bien nager maintenant. Je la
decouvre a l'arriere nageant comme elle sait tres bien
le faire pour rester hors de l'eau comme a la piscine,
sauf qu'a cette instant, son visage est contracte par
la peur de ce qui lui arrive. Je l'a fait remonter par
l'echelle de bain qui se trouvait deployee dans l'eau
mais qu'elle n'a pas pense a emprunter pour remonter.
Une belle frousse, mais elle repart 5 minutes plus
tard dans la meme aventure et reussit finalement a
integrer le dinghy par ses propres moyens, cette
fois-ci j'etais sur la plateforme. Meme si tout s'est
bien passe, je n'ai pas pu m'empecher d'epprouver un
fort pincement au coeur. Nous avons pris la decision
de vivre d'une facon qui comporte des risques pour nos
enfants en contrepartie des immenses benefices qu'ils
retirerons de cette experience. Alors nous sommes
extrement vigilants en permanence. A chaque instant,
il faut savoir ou se trouvent nos filles, et exercer
un controle draconiens sur ce qu'elles font ou veulent
faire. Seule la nuit nous offre un repit car...elles
dorment.

Bonne nuit

Wednesday, November 21, 2007

en route pour la Thailande

2 Novembre 2007

Je suis face mon ordinateur, fatigue. Voila prêt de un mois et demi que nous sommes hors de l'eau a bosser comme des damnes pour preparer le grand voyage, celui dont je n'ai cesse de rever pendant de nombreuses annees Il est tard, Meng dort avec Carmen et Julie dans la grande cabine arriere. Il semble que cela devienne la structure nocturne de notre famille. Moi, je dormirai dans quelques instants dans la cabine avant a l'autre bout du bateau. Demain, nous remettons Constante dans son element pour un depart prevu

Dimanche 4 Novembre

Nous avons remis le bateau a l'eau hier. J'ai travaile tres tard pour tenter de tout remettre en ordre a l'interieur, mais la liste innombrables des trucs indispensables a installer a bord semble interminable.

Nous sommes fatigues et a bout de nerfs. Meng s'occupe des enfans et organise sa partie a bord; Les vetements, la nourriture, l'eau , les jouets, et les medicaments tombent sous sa jurisdiction. Moi, je me debat avec les cartes, les outils et les pieces detaches. Nous decidons de partir malgre la fatigue et le stress qui m'a envahi. Je ne me sens pas prêt, le bateau n'est pas, encore organise, de nombreux objets n'ont toujours pas trouves leur place, mais il faut partir. Nos amis ont pris leur bateau et nous attendent a l'exterieur afin de nous prendre en photo et nous souhaiter un ultime au revoir. Alors nous decollons vers la pompe a diesel pour remplir le reservoir. Je sais que le voyage sera long jusqu'a Phuket avec des vent irreguliers, souvent contraires voir inexistants en cette saison. Deja j'effectue mes premieres bourdes; pour ne pas avoir a sortir les jerrican de fuel de leur logement dans le fond d'un coffre immense, je tente de les remplir in situ.

Sauf que ca deborde et que j'en met partout… Me voila rageant et pestant contre ma stupidite le chiffon et l'eponge savoneuse a la main pour tout nettoyer après avoir bien sur du tout enlever du coffre. Les pleins faits, Meng me regarde bien et me propose gentiment de reporter notre depart au lendemain. Il est des moments comme celui la ou un coup de pouce s'impose pour enfin voir clair. Je ne pouvais tout simplement pas accepter le fait de n'etre pas prêt. C'est avec soulagement que je m'empresse d'accepter sa suggestion. Nous nous relaxons une derniere fois dans la piscine somptueuse de Raffles marina avant de finaliser la preparation de notre depart du lendemain.

Lundi 5 Novembre

Nous ne devons plus dire au revoir a personne; les adieus ont ete echanges hier. C'est donc l'esprit entierement focalise sur ce que nous devons faire que nous larguons les amarres. Le phare de la marina est dans notre sillage a onze heure. Il ne me reste plus qu'a calibrer le pilote que je viens d'installer. Il me faut effectuer les traditionels ronds dans l'eau pour calibrer le compas du pilote. Mais a ma grande surprise, je ne peux plus entrer dans le mode calibration. Je telephone a Zainal, puis a Thomas Beck de chez Oceantalk qui me confirme que quelque chose est anormal et que mon compas doit etre monte a 180 degres pour que je puisse au moins utiliser le mode track. Pour le moment, le pilote fonctionne normalement, mais je ne peux pas le connecter aux donnees provenant du GPS car le compas est monte a l'envers en quelque sorte, et sans calibration, il n'est pas possible de corriger cette difference de positionement electroniquement. Je suis extremement contrarie. Le vent est assez fort et Meng developpe les premiers symptomes du mal de mer. Elle en souffre en silence dans le cockpit tandis que les enfants regardent un film a la television. Moi je monte et descends dans la cabine le telephone a la main pour donner le maximum d'info au specialiste. Je remonte après un court instant dans la cabine; nous sommes sous pilote en direction du Detroit de Malacca.

Horreur!!! La proue d'un grand cargo se trouve sur mon arriere babord a environ 20 metres, nos trajectoires sont concourrentes et il avance sur nous a grande vitesse. Je me precipite sur la touche "stand by" du pilote pour pouvoir reprendre le controle de la barre a roue, puis me rue sur la barre pour tenter de virer sur la droite avant l'impact. Je me retourne sur la gauche petrifie par ce que je vois. Le cargo est maintenant sur nous il n'est plus qu'un mur d'acier de couleur verte,des haut parleurs de pont invectivent les membres d'equipages pour les dirriger vers des taches quotidiennes completement indiferents a la bulle de plastique qui se trouve sur son flanc. J'entend leur enonce laconique alors que nous ne trouvons plus qu'a 5 metres de l'immense mur de metal. Le drame est imminent. Mon coeur s'est arrête de battre, Meng n'a pas le temps de comprendre que, si tot, notre voyage est deja sur le point de s'achever.

Constante est maintenant parallelle au monstre, et defile sur notre flanc; nous pourrions presque le toucher. Je pousse un peu plus la barre sur tribord, mais pas trop pour que l'arriere de notre voilier ne touche pas le cargo. Le voila qui s'en eloigne. Personne sur la passerelle, les marins vaquent a leurs taches sans un regard sur nous. Ils ne nous ont pas vu! Un dernier coup d'oeuil au cargo qui est deja passé et j'oriente la barre a babord pour reprendre notre route… elle est encore longue. Meng me regarde et me dit: "that was close" La haut, ils m'ont donne une chance supplementaire; Merci encore… du fond de mon ame.

Je laisse tomber mes problemes d'electronique et me refocalise completement sur la navigation. Cela dois me server de lecon. Dieu que ce depart est dur, le stress est toujours present car le vent s'est leve droit dans le nez contre un fort courant et leve une mer courte et tres hachee. Constante se leve a 45 degres et retombe lourdement sur la vague suivante, presque stoppe net. Notre progression est laborieuse. Nous decidons de nous arreter pour la nuit sous le vent d'une ile appelee Pisang. Mais l'approche est rendue difficile par des hauts fonds et nous ne pouvons pas trop nous en approcher. Je mouille finalement par 3.6 metres d'eau et fait courir une quarantaine de metres de chaine pour etre tranquile.

Mais rien n'y fait, le vent et le courtes vagues font lentement derapper Constante; ca ne tient pas et ne tiendra pas. Je remonte le mouillage et reprend le Detroit. Tant pis, je ne dormirai pas cette nuit. En effet, la nuit est longue et la fatigue accumulee depuis les derniers jours de cette preparation m'assaillent sans relache pour me plonger dans ce delicieux sommeille auquel je ne peux pourtant pas m'abandonner. Chaque minute est une torture; il faut resister coute que coute, ne pas dormer. Le Detroit est un des plus emprunte du monde et les cargos y defilent en une procession ininterrompue. Nous naviguons de nuit a l'interieur du rail car a l'exterieur ce sont les filets et leur pecheurs qui nous attendant. Vers troisheures du matin, un cargo nous arrive encore par l'arriere; je suis oblige d'effectuer un 360 degre pour l'eviter et reprendre ma course sur son sillage après son passage. Cela a le merite de me faire oublier l'envie de dormir.

Puis deux grains violents se succedent; l'un a 4 heure et l'autre a 6 heure. Je suis trempe car je n'ai prepare ni harnais de securite ni cires!! Decidement il y a longtemps que je n'ai pas navigue et ca se voit. Meng et les enfants se reveillent vers 7 heures. Ca va mieux avec la lumiere du jour. Je decouvre qu'une bonne partie de ma plateforme en bois situee tout a l'avant sur le beaupre, a ete arrachee durant la nuit.

Nous arrivons enfin a Port Dixon vers 16 heure non sans avoir crispe un peu a cause des innombrables haut fonds qui cinturent l'entrée de la marina.


Thursday, November 1, 2007

Departure

Hi friends,

It's for real now we are really leaving. The date Sunday Nov 4th 2007 in the morning around 10 am. Hope we will have everything ready by then. It is a mad rush for Franck and I now. The girls have NO IDEA what is going on. When the boat is in the water Friday afternoon, we will post a photo...IF we know how.

Love, Meng Ngee :)